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La construction figure en tête sur la liste des métiers en pénurie

Jamais autant de métiers du bâtiment n'ont été repris sur la liste des métiers en pénurie
magazine

Le secteur de la construction est souvent qualifié de moteur de l’économie belge. Mais en matière d’emplois vacants, ce moteur semble passablement s’échauffer. De plus en plus d’entreprises de construction se sentent freinées par le manque de main-d’oeuvre qualifiée. Pour les demandeurs d’emploi dans la construction, ceci offre des possibilités, certainement si vous avez une certaine qualification. Au VDAB, la construction figure à la première place en matière d’offres d’emploi. Dans la liste des plus importants métiers en pénurie, que le VDAB a publiée récemment, huit emplois sont liés à la technique. Trois font référence spécifiquement au secteur de la construction. La demande augmente, cela a un effet. “Ces derniers mois, les carnets de commande de nos membres sont plus remplis”, avance Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction. “Ainsi la durée d’activité garantie dans ces carnets de commande a augmenté. Celle-ci est à un niveau historique: de 5,7 mois à la fin de l’année dernière à 6,0 mois en avril.” La demande accrue se remarque aussi aux nombreux travaux de génie civil, pour lesquels les élections communales d’octobre 2018 ne sont pas étrangères. Les chantiers de construction augmentent, comme en atteste les métiers en pénurie relativement nouveaux, tels que les constructeurs d’échafaudages, les ouvriers de voirie et les opérateurs de béton et d’asphalte prêts à l’emploi. Certains nouveaux métiers en pénurie dans le secteur de la construction sont aussi liés à la régulation accrue ou changeante. Des exemples sont la réglementation stricte sur l’amiante ou l’isolation de toit. Les pouvoirs publics de notre pays encouragent chacun à rénover ou BENoveren (rénovation quasi neutre en énergie). Le secteur de la construction évolue. “Chez nous aussi, la digitalisation a son impact. Songez par exemple à la progression de la robotisation ou aux drones”, illustre Robert de Mûelenaere. “Dans notre secteur, il s’agit de plus en plus de métiers nécessitant une formation approfondie. En ce sens, nous avons besoin de profils techniques et hautement qualifiés, comme les ingénieurs. En tant que secteur, nous concurrençons aussi d’autres secteurs.”