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La Belgique et les Pays-Bas entament un échange électronique de données

Cela devrait enrayer la fraude sociale transfrontalière
magazine

La Belgique et les Pays-Bas franchissent une nouvelle étape pour détecter la fraude sociale transfrontalière. Le secrétaire d'Etat belge à la Lutte contre la Fraude Sociale, Philippe De Backer, et la secrétaire d'Etat néerlandaise aux Affaires Sociales et à l'Emploi, Tamara Van Ark, ont signé à cet effet une déclaration. Les administrations compétentes, l'Office National de l'Emploi (ONEM), l'Office National de Sécurité Sociale (ONSS), l'Uitvoeringsinstituut Werknemersverzekeringen (UWV) néerlandais et la Stichting Inlichtingenbureau (IB) pour les Pays-Bas ont signé une convention permettant désormais d'échanger des données. Les organismes d'exécution vont ainsi chercher efficacement à identifier les personnes percevant illégalement des allocations. On pourra également mieux déceler les détachements illégaux. Cette collaboration aide à établir plus rapidement la fraude et à la neutraliser. “L'argent de notre sécurité sociale doit bénéficier aux personnes qui en ont vraiment besoin”, débute De Backer. “Je trouve dès lors incompréhensible que certaines personnes se moquent de tout le monde en fraudant. Je veux être un allié des gens de bonne volonté, de part et d'autre des frontières. Car la fraude ne s'arrête malheureusement pas aux frontières.” La collaboration entre les Pays-Bas et la Belgique permettra d'attraper plus rapidement les fraudeurs. ‘’Les abus minent les fondements de notre système social. C'est pourquoi la lutte contre la fraude est un enjeu prioritaire”, ajoute Van Ark. “Heureusement, la plupart des gens et des entreprises sont honnêtes. Nous sommes déterminés à rechercher et à combattre ceux qui ne le sont pas.’’ Cette collaboration peut servir de modèle pour d'autres Etats membres de l'UE.