L'AFSCA lance des inspections chez les grossistes en bois et écorce
L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) lance des inspections chez les grossistes en bois et en écorces. Cette extension du programme de contrôle vise à prévenir l’introduction et la propagation d’organismes de quarantaine au sein de l’Union européenne.
Le commerce international du bois et des écorces comporte en effet des risques liés à l’introduction d’organismes nuisibles tels que des insectes, des nématodes, des champignons ou des bactéries. Ceux-ci peuvent causer des dommages importants aux forêts ainsi qu’aux secteurs économiques qui en dépendent. C’est pourquoi des règles strictes en matière d’importation et de certification sont déjà d’application pour certains produits contrôlés à leur entrée dans l’Union européenne.
Extension des contrôles en Belgique
Au sein de l’UE, des prescriptions spécifiques existent également pour la circulation de produits végétaux à risque. Certains organismes de quarantaine étant déjà présents de manière limitée en Europe, ils peuvent se propager davantage via le commerce intracommunautaire.
En Belgique, l’AFSCA est chargée de ces contrôles. Des inspections étaient déjà réalisées à l’importation, dans les entreprises horticoles ainsi que dans les forêts et espaces verts publics. Désormais, les grossistes enregistrés en bois et écorces sont eux aussi intégrés dans le programme de contrôle. Il s’agit d’entreprises qui importent ou exportent du bois ou des écorces nécessitant un certificat phytosanitaire.
Approche pratique des inspections
Les grossistes concernés seront inspectés une fois tous les huit ans. Les contrôles s’appuient sur des check-lists standardisées et comprennent trois volets : la vérification du respect de l’obligation de notification en cas de détection d’organismes de quarantaine, le contrôle de la traçabilité et de la documentation (notamment les passeports phytosanitaires), ainsi qu’une inspection phytosanitaire physique des lots à risque. Des échantillons peuvent également être prélevés pour analyse en laboratoire si nécessaire.
Les coûts des inspections et des éventuels prélèvements sont pris en charge par l’AFSCA. Par cette extension, l’agence entend renforcer la chaîne de contrôle et mieux maîtriser les risques pour le secteur du bois en Europe.
Source : Wood.be